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Un dispositif de préinscription pour
les lycéens prévu pour 2007
Chaque
année, environ 40 % des étudiants
en première ou deuxième année
universitaire se retrouvent en échec.
La moitié d'entre eux se réoriente
vers d'autres formations. L'autre moitié
quitte l'université sans aucun diplôme.
Un dispositif de préinscription pourrait
être mis en place dès février
2007. Une aide à lorientation mais
aussi un moyen pour les universités davoir
un droit de regard sur les dossiers scolaires
de leurs futurs élèves
Les universités pourraient adopter
un dispositif de préinscription des lycéens
Pour remédier à l'échec
à l'université, le ministre délégué
à l'Enseignement supérieur et
à la Recherche, François Goulard,
a décidé de mettre en place un
dispositif d'orientation des lycéens
de terminale. Il s'agit, pour les universités
volontaires, de demander aux élèves
souhaitant s'inscrire de déposer une
demande dès le mois de février
ou de mars, avec leur dossier scolaire.
Si
les chances de réussite du candidat au
regard de son parcours scolaire sont correctes,
il sera autorisé à s'inscrire.
Si elles paraissent faibles, il sera convoqué
à un entretien à l'université
pour l'en informer. Dans ce cas, l'université
s'engage à lui proposer une alternative,
dans d'autres filières mieux adaptées
ou une orientation vers des formations plus
courtes, type brevet de technicien supérieur
(BTS). Si le candidat persiste dans son choix,
il pourra s'inscrire dans la filière
qu'il convoitait. En revanche, s'il refuse de
se soumettre à cette procédure
de préinscription, l'université
aura le droit de ne pas l'inscrire. Ce dispositif
entrera en vigueur dès février,
dans la perspective de la rentrée universitaire
2007.
Pas question de revenir sur la liberté
dinscription mais instaurer une forte
implication de létudiant dans son
choix dorientation
Les
bacheliers professionnels et, dans une moindre
mesure, technologiques sont particulièrement
vulnérables. Alors qu'un bachelier général
à 38 % de chances de réussir ses
deux premières années de droit,
ce taux chute à 4,5 % pour un bachelier
technologique et à 1,4 % pour un bachelier
professionnel. Or, bon an mal an, 6 à
7 % de bacheliers professionnels et près
de 20 % de bacheliers technologiques s'inscrivent
à l'université. « Actuellement,
les futurs étudiants s'inscrivent sans
que personne ne se prononce sur leurs dossiers
et leurs capacités à suivre les
études, explique François Goulard.
Il ne s'agit pas d'organiser un processus de
sélection mais d'avoir des choix mieux
anticipés et mieux éclairés.
»
Pas
question pour le ministre de revenir sur la
liberté d'inscription : l'instauration
d'un système sélectif à
l'université est un sujet tabou en France
et risquerait de mettre dans la rue des milliers
d'étudiants et de lycéens. «
Ma conviction très affirmée, c'est
que dans notre système universitaire,
il faut une certaine liberté, assure-t-il.
L'université peut très bien fonctionner
avec un système ouvert, mais elle peut
mieux fonctionner qu'aujourd'hui. » Pour
l'université, le dispositif proposé
sera « optionnel », poursuit M.
Goulard : « Il procède d'une démarche
volontaire qui suppose une forte implication.
»
Les
présidents d'université devraient
globalement bien accueillir cette présélection.
« C'est une très bonne initiative,
assure Yannick Vallée, premier vice-président
de la Conférence des présidents
d'université (CPU). Il est normal qu'un
étudiant dépose un dossier à
l'université, ce qui est déjà
le cas pour les BTS ou les IUT (instituts universitaires
de technologie). »
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Sources :
Le Monde : « Pré-inscription des
étudiants à luniversité
». Martine Laronche et Catherine Rollot.
www.lemonde.fr
www.education.gouv.fr/pid10/enseignement-superieur-et-recherche.html
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Barbara
MUNTANER, octobre 2006 BarbaraMuntaner@cidj.com
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