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Insertion des jeunes diplômés :
les critères déterminants de réussite
Titulaire dun bac
+ 4, ingénieur, littéraire, scientifique
ou commercial, fille ou garçon, les chances
de décrocher un premier emploi en adéquation
avec sa formation et dêtre rémunéré
en conséquence, ne sont pas les mêmes,
suivant les cas. Une étude de lApec
sur la situation professionnelle, en 2006, des
jeunes diplômés en 2004...
Trois quarts des jeunes diplômés
en situation demploi
A
partir dun bac + 4, la situation professionnelle
des jeunes peut varier selon la discipline choisie,
la nature et le niveau du diplôme, l'attractivité
d'un secteur et la demande des entreprises.
Mais dautres facteurs interviennent bien
évidemment, facilitant ou freinant linsertion.
Selon létude de lAssociation
pour lemploi des cadres (Apec), réalisée
en mai 2006, près de deux ans après
l'obtention de leur diplôme, plus des
trois quarts des jeunes diplômés
(76%) sont « en emploi » et 10%
sont « en recherche d'un nouvel emploi
». Seuls 14% sont toujours « en
recherche d'un premier emploi ».
Du commercial au chimiste, des écarts
importants
La
discipline choisie a un impact fort sur l'insertion
professionnelle. Ainsi, près dun
quart des jeunes diplômés en économie,
droit-science politique-fiscalité et
chimie-sciences de la vie n'ont occupé
aucun emploi depuis la fin de leurs études,
tandis que 90% des diplômés dans
le domaine commercial, la finance ou le marketing
sont en situation demploi.
Plus de difficultés pour les diplômés
de luniversité et les bac + 4
La
nature du diplôme constitue également
un facteur déterminant de l'insertion
professionnelle. Ainsi, les diplômés
de l'université rencontrent plus de difficultés
à sinsérer, puisque près
d'un sur cinq est encore à la recherche
d'un premier emploi, contre un diplômé
d'école d'ingénieurs ou de commerce
sur dix.
De
plus, « ce sont les diplômés
de niveau bac + 5 qui rencontrent le moins de
difficultés pour accéder à
un premier emploi ». Les bac + 4 sont
plus fréquemment en recherche de leur
premier emploi (18% contre 13%).
Latout stage
Autre
facteur différenciant : le nombre de
stages effectués au cours de la formation
initiale. « Plus les jeunes ont effectué
de stages, plus leurs chances d'insertion sont
importantes. » Ainsi, près de 30%
des jeunes diplômés qui n'ont pas
réalisé de stage sont encore en
recherche d'emploi. Une proportion qui passe
à 20% avec un stage, 15% avec deux, et
13% avec trois.
Cadre ou non cadre, CDI ou CDD : les critères
déterminants
Les
disparités sont encore plus marquées
sur les conditions d'emploi. Ainsi, «
un clivage apparaît très nettement
entre les bac + 5 et plus, qui accèdent
en majorité au statut cadre, et ceux
de niveau bac + 4, qui sont à peine trois
sur dix à pouvoir en bénéficier
». De même, les diplômés
de niveau Master obtiennent plus fréquemment
un CDI que les autres, qu'ils soient plus ou
moins diplômés.
L'accès
à un CDI varie aussi en fonction de la
filière choisie : « la proportion
de CDI passe du simple au double entre les formations
plutôt académiques (sciences humaines,
ressources humaines, administration, lettres,
langues, documentation) où seulement
trois jeunes sur dix contractent un CDI, et
les diplômés de formation technique
(électronique, informatique, télécommunications,
technologies multimédias) ».
Les femmes toujours discriminées
«
A même diplôme et même discipline,
les femmes, contrairement aux hommes, ne sont
pas employées à leur compétence
», telle est la conclusion de lApec.
Les jeunes femmes ne sont pas reconnues dans
la vie professionnelle, comme le sont les jeunes
hommes. Cela se traduit non pas en terme de
taux d'insertion, ces derniers étant
comparables, mais dans la qualité de
l'insertion. En particulier, elles sont deux
fois plus nombreuses que les hommes à
avoir le statut d'employé. Même
en gommant les différences entre les
disciplines plus ou moins féminisées,
il apparaît « qu'il y a systématiquement
moins de cadres parmi les femmes », qu'elles
« accèdent moins souvent à
un CDI » (tout au moins dans le secteur
privé), et qu'elles subissent plus souvent
« la persistance d'un statut précaire
dans l'entreprise ». En outre, la «
sous-qualification » statutaire entraîne
un différentiel de rémunération:
« plus la discipline est féminisée,
moins les salaires sont élevés.
»
Statut et salaire en conséquence
Le
salaire brut moyen annuel des jeunes cadres
s'élève à 26 500 €.
Mais là encore, des disparités
apparaissent. « Il existe une forte liaison
entre le statut dans l'emploi et le montant
du salaire. » Le salaire des cadres est
donc en moyenne 1,3 fois supérieur à
celui des agents de maîtrise, et 1,5 fois
plus élevé que celui des employés.
De plus, les diplômés d'école
d'ingénieurs sont encore les mieux lotis
(29 500 € annuels brut), devant les diplômés
d'école de commerce(28 800 €) et
les titulaires d'un diplôme universitaire
(24 400 €).
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Sources :
- www.apec.fr
- « L'insertion professionnelle et les
conditions d'emploi des jeunes diplômés
varient en fonction de la discipline et du sexe,
selon l'APEC ». Lucie Prusak. AEF du 2
février 2007.
Lire aussi :
Déclassement
à lembauche : une caractéristique
de linsertion des jeunes
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Nicole DANVERS, février 2007 NicoleDanvers@cidj.com
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